www.tatpoum.net
   

Teen dream


   format    lp
   date de parution    mardi 26 janvier 2010
   label    Sub Pop Records
   auteurs    Beach House
   ajouté par    Tinou le 20/10/2009
   appréciation    (4.55 avec 9 votants).



Les chroniques déjà émises

 odieu

Tout est dit. Disque formidable, stratosphérique. (22/05/2010)

 wilcow

Disque absolument magique .Une étoile filante dans l'immensité du ciel .
Une bien belle surprise car les précedents albums pas vraiment convaincants ne nous avaient pas préparés à une telle féérie. (04/03/2010)

 jilo

Teen Dream est un disque magique et miraculeux dont les auteurs eux-mêmes ne doivent pas trop savoir comment il leur est arrivé, une Immaculée Conception de la musique pop, un Pet Sounds pour ce siècle.
J’imagine l’impact qu’il va avoir sur une jeune personne de 20 ans, un peu moins ou un peu plus, qui entend et lit, si elle s’intéresse à cette musique, combien les Closer, The Queen Is Dead, Loveless, Screamadelica et autres Nevermind sont des disques marqueurs de générations, mais celles de ses grands frères et sœurs, de ses parents, voire même grands-parents, qui les aime comme un héritage, respectueuse, ou les ignore, peu intéressée, et qui va se prendre là le disque de la sienne. J’imagine l’incompréhension, le questionnement, la curiosité de celui ou celle qui, jusqu’à présent complètement indifférent, plutôt plongé dans sa playstation par exemple, va vivre avec lui La Révélation et découvrir tout un nouveau monde, le devinant, à peine, immense et riche, plein de promesses vertigineuses. Mon Dieu que j’aimerais être cette jeune personne qui va partir pour un long et infini voyage pendant lequel jamais elle ne sera lasse, jamais elle ne sera blasée, jamais elle ne s’arrêtera ou ne se retournera, car elle part sous les meilleurs auspices possibles.
Oui, Teen Dream est le disque d’une nouvelle génération, le temps nous le confirmera. (09/02/2010)

 alphonse

Tout en aimant beaucoup Devotion, je me demandais quelle marge d'évolution il resterait à un groupe qui, en deux albums, avait posé les assises d'un style étriqué et réputé monotone. Le premier album, par exemple, était terne. Le deuxième était largement meilleur mais il ne changeait pas de perspective. On aurait plutôt dit son aboutissement. Beach House paraissait donc promis à l'enlisement doucereux dans son petit pré carré, à un point où l'on finissait par se demander quel genre d'individu on faisait pour aimer rester à l'étroit.
Teen Dreams arrive à point nommé pour ouvrir la fenêtre. Il nous fait comprendre quelque chose auquel, personnellement, je ne croyais pas: c'est que Devotion n'était qu'une étape, presque un galon d'essai. D'un coup, l'horizon s'est élargi, les limites habituelles du groupe se sont desserrées. En fait, elles ont littéralement explosées. Devotion lui-même semble inutile et vain, assassiné par le seul refrain charnel de Silver Soul. 10 Mile Stereo, par exemple, délivre un bouquet floral bien étoffé par rapport aux feuilles mortes du début.
Peut-être cette surprise est-elle réservée aux familiers du groupe; les nouveaux-venus ne comprendront sans doute pas, disques en mains, notre étonnement. Il faut dire que certains points restent inchangés: des progressions d'accords connues, le jeu de guitare ligne claire de Scally, l'ambiance étrange due à l'orgue... Mais la surprise, c'est que le son s'est épaissi, les arrangements sont plus consistants et la batterie plus présente. Le fruit est arrivé à maturité.
C'est donc le moment pour le béotien d'entrer en scène: jusqu'alors on parlait d'un bon groupe indé, cette fois Beach House invite le monde à sa table. On écoutait Devotion une fois de temps en temps, on écoutera Teen Dream tous les jours. Si le groupe a effectué sa mue, c'est qu'à force de concerts et d'un bon retour, Beach House, en particulier Victoria Legrand, a enfin pris confiance en sa force mélodique. Le duo de Sélénites, drapé dans l'incertitude et l'étrange, nous enchantait avec trois fois rien, presque du toc, maintenant Victoria Legrand nous assène sa puissance vocale sans complexe. Real Love, en particulier, est à pleurer: elle joue l'équilibriste par dessus une corde ténue, elle chancelle puis se rétablit, sa voix se libère, se creuse, se magnifie et nous laisse tout frémissant. La fin du morceau avec ses petites notes de clavier est presque inutile, alors on repasse les premières minutes, quand de la pop on est subitement passé à la white soul de Portishead ou de Cat Power.
A force de répéter la même affirmation, Beach House a enfin réussi à l'exprimer assez clairement pour qu'elle soit entendue de tous. Quelques titres plus faibles, comme Used to be, que certains apprécient néanmoins, ne démentiront rien: le désormais connu Norway, Walk in the park, Lover of mine, 10 Miles Stereo, Take care et, surtout, les deux piliers du disque, Silver Soul et Real Love, tous deux placés de façon diamétralement opposée, en place 2 et 9 d'un album de 10 titres, sont tout simplement exceptionnels.
On se damnerait pour des minutes comme celles-là. Evidemment, le groupe, après avoir conquis la blogosphère, sera en prise avec un phénomène de rejet systématique. Les esprits limités à leur nombril croiront, une fois de plus, que les gens aiment parce que Pitchfork leur a dit d'aimer. Peut-être faut-il simplement mettre en garde les plus réfractaires aux envolées lyriques: l'actuel élargissement d'audience de Beach House ne prouve en fait qu'une chose, c'est que la musique planante a encore un public, un large public, composé d'insatiables rêveurs. Pour mon plus grand plaisir. (26/01/2010)

 matthieu

N'ayons pas peur des mots, ce nouveau Beach House est un chef d'œuvre, fascinant de bout en bout, magique, poétique, prenant, déstabilisant, au même titre qu'un indispensable Kate Bush ou Mazzy star.
Ironie du sort, cet album, le meilleur écouté en 2009 sortira en 2010, en janvier plus précisément, mais c'est en décembre que cette œuvre est destinée à délivrer toute sa splendeur, car Teen Dream se marie très bien avec les fêtes de fin d'année, période où les lumières et l'effervescence parfument le paysage. Oui, la musique du groupe de Baltimore ressemble à ça, une musique scintillante et féerique matérialisée par une réverbération omniprésente, une batterie lancinante, un orgue envoutant et des synthés chimériques. Teen Dream est à déguster au moment de décorer le traditionnel sapin par exemple, la voix de Victoria Legrand vous fera scintiller les yeux aussi fort que toutes vos guirlandes et boules de Noël réunies dans votre panier d'osier. Inutile de s'attarder sur telle ou telle chanson, ici, une suite de comptines homogènes de qualité constante; tout est basé sur une ambiance éthérée et des couplets-refrains à rendre folle de jalousie Natasha khan.
C'est donc mon premier 5/5 pour un album depuis un an, j'attendais un opus comme celui là depuis des mois, c'est donc un trés beau cadeau de noel avant l'heure que nous offre Beach house.
Attention Teen Dream pourrait devenir culte. (01/12/2009)

 djeepthejedi

Bon bon ok ce disque est trop chouette, je m'incline et rends les armes : il est intouchable. Néanmoins c'est plus fort que moi je ne peux m'empêcher de vouloir l'égratigner un petit peu. Teen Dream sera très prochainement et à juste titre désigné comme le fer de lance du mouvement "Dream-pop", qui franchement n'est pas si éloigné des mouvements "Néo-psyché" d'Animal Collective et Grizzly Bear, c'est juste que Beach House c'est plus clean et moins bordélique, un penchant plus féminin en quelque sorte. La corrélation avec Grizzly Bear est d'autant plus flagrante si l'on écoute le morceau "Walk in the Park" qui est quand même grave pompé sur "Two Weeks" , si si quand même, il ont même mis des petites notes de Vampire Week-end derrière pour qu'on s'en rend pas compte histoire de nous faire regarder ailleurs.
Bon pas si grave, surtout que j'ai pas envie de les allumer, dans l'ensemble cet album est parfait et contrairement au 2 précédants je ne me suis pas endormie. En même temps tout comme Milan j'ai aussi envie de dire trop facile et hyper consensuel c'est vrai : c'est tellement vaporeux et éthéré que c'est quasi impossible de ne pas succomber, y'a pas une note de travers, le chant est impeccable, bref y'a rien qui gratte.
En gros c'est la meilleure des pommades de l'année et je m'en barbouille allègrement de la tête aux pieds. (27/03/2010)

 milan

C'est bien, même si on s'égare un peu. "Teen Dream" n'a pas vocation à devenir culte - il serait plutôt question de musique consensuelle au sein de marges qui tendent à disparaître en raison de la démocratisation de l'accès à internet. Il constitue, comme l'affirme justement Jilo, le reflet d'une époque et donne tout, tout de suite ; pour qui goûte le genre, les premières écoutes sont assurément impressionnantes. Cependant, pour l'avoir beaucoup écouté depuis sa sortie en 2009, il n'a pas grand chose de plus à offrir. L'enthousiasme des débuts s'est un peu flétri. Et on n'aura guère envie d'y revenir - contrairement à Closer etc., toutes les époques ne se valant pas. Mais, après tout, l'affection en profondeur et sur la durée n'est pas forcément ce qu'on lui demande. Surtout aujourd'hui. (17/02/2010)

 kreuztberg

Très beau disque. La voix de Valérie Legrand est assez envoûtante. Beach House ne se détache pas encore assez de ses modèles, mais ce passage semble proche. (14/02/2010)

 ubu

Quand on commence un disque avec Zebra, on se dit que l'on tient un très bon disque! et c'est le cas! Beach house ou le retour réussi de Marianne Faithfull sous bonne influence! (31/01/2010)



toutes les chroniques sont la propriété de leurs auteurs respectifs.

Il faut s'identifier pour pouvoir noter ou chroniquer un disque