Neon bible
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lp |
| date de parution |
lundi 05 mars 2007 |
| label |
Merge records |
| auteurs |
Arcade Fire |
| ajouté par |
jilo le 16/12/2006 |
| appréciation |
    (3.95 avec 30 votants). |
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Les chroniques déjà émises
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L'album de l'année. Malgré sa relative longueur, Neon Bible est juste magnifique. Bien plus dense que le déjà excellent Funeral, Arcade Fire se donne à fond, quitte à y rester et à laisser des auditeurs sur le carreau. Mais jusqu'où vont-ils aller comme ça ? (25/02/2008)
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"Père, pardonne-moi, je ne savais pas ce que je faisais..." Funeral a rejoint la liste de mes albums préférés de tous les temps, je ne pensais plus cela possible, blasé, désespéré, trop vite résigné... Puis Neon Bible est devenu disponible. Je me suis retenu de le déniaiser sur le net, j'ai attendu. Première écoute religieuse. Et là j'ai douté. Auraient-ils faillis, serait-ce Dieu possible? Mais il ne m'a pas fallu plus de trois écoutes pour entrer dans cet album magnifique.
L'envolée ahurissante de "Black Mirror" à 1'20'', digne des grands refrains frustrants et orgasmiques ("Come Together" quelqu'un?). Les deux parties de "Black Wave", comme pour me surprendre par un surcroît de plaisir alors que je ne croyais plus cela possible. La tristesse toute en retenue d'"Ocean of Noise". La finale de "No Cars Go" (qui méritait bien une relecture de si belle facture). Les orgues, les grandes orgues, de "My Body Is a Cage", toujours plus fortes, toujours plus assourdissantes. Il y a même ce "Neon Bible" que je n'aime pas, mais qui me rappelle la profonde humanité - parce qu'imparfaite - de ce groupe unique.
Rare sont les groupes dont je vénère plus d'un disque. Radiohead, Arcade Fire, quelques autres. Un disque au bout duquel je n'ai qu'une envie. Dire merci. Pour le mal. Pour le bien. Pour la souffrance et la joie. Pour la vie. Et la musique (me voilà presque aussi lyrique qu'eux... damned!) (25/06/2007)
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Arcade Fire, avec Neon Bible, s'inscrit parmi les Grands. Le groupe sort de sa légereté inégale du premier album pour franchir avec une facilité décomplexée le cap du "difficile" 2e album. Si l'on ne retrouve pas de tube du calibre de "Rebellion (lies) " dans cet opus, le nouveau disque des Arcade Fire s'avère plus cohérent et mieux construit que le précédent, sans temps mort, avec une touche Brian Eno ("Keep the car running") décalée et au gout du jour!
Surement l'un des grands disques de l'année!!! (30/04/2007)
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'Incroyable mais vrai', comme dit souvent sur TF1 : ce deuxième album de Arcade Fire" est aussi excellent que le précédent, "Funeral". Et un monument de plus, un ! Vivement un troisième, qui ne risquera sans doute pas plus de décevoir que "Neon Bible". Le Canada est apparement un vivier pour le futur du rock, et même si Arcade Fire est le seu lgroupe à en sortir pour le moment, c'est déjà une référence absolue en la matière. Mention spéciale à deux titres : "My body is a cage", "Ocean of noise". Mais, comme l'a dit Battlefront51, toutes sont les meilleures ! (12/03/2007)
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Imaginez la tronche qu'on aurait tirée si Arcade Fire était revenu avec un album identique au premier. Imaginez ce qu'on en aurait dit. Moi, je n'ose l'imaginer. Par contre pas besoin d'imaginer ce qui est dit parce que le groupe revient avec un album différent (oui, bien différent, et c'est heureux non?). A lire toutes ces réactions, je craignais le pire, un album boursoufflé, progressif et emmerdant.
Contrairement à Funeral qui nous emportait dès la première écoute dans une folle cavalcade et des fuites / poursuites, et nous perdait après nous avoir lachés très loin, Neon Bible garde tout d'abord ses distances et se laisse désirer. Mais, bon sang, une fois les présentations faites et les préliminaires engagés, que de plaisirs à le parcourir par ses creux et ses bosses. Arcade Fire réussit en un tour de main à faire oublier les terribles handicaps de son second album : le fait d'être un second album justement, le fait de succéder à Funeral. Black Mirror donne le ton, le son même : Neon Bible sera sombre et ample, bien loin de la fureur et de la fête de son prédécesseur. Il sera aussi surprenant et enthousiasmant, car dès Keep The Car Running, Arcade Fire abat une carte qu'on ne connaissait pas encore dans son jeu, celle du single pop parfait. Keep The Car Running m'a fait faire quelque chose que je n'avais plus faite depuis des années : appuyer pendant la lecture d'un album sur la touche 'retour arrière' du lecteur, plusieurs fois, sans même avoir encore écouté la suite. Keep The Car Running, entre The Cutter et The Killing Moon de Echo & The Bunnymen (il y a pire, non!?), est leur meilleur single à ce jour, de la pop aventureuse comme celle de Bowie époque Boys Keep Swinging, comme celle des Associates plus tard. Un autre titre peut également prétendre à ce même panthéon, Antichrist Television Blues, chanson très sombre sur un air de boogie t.rexien, étonnant. De manière générale la musique est plus dense, moins typée, violons et accordéons se font bien plus discrets au profit d'un gigantesque travail de studio et d'un orchestre parfois. Sur Neon Bible (le titre), Win croone comme Nick Cave ou Johnny Cash, un orgue aux 100.000 tuyaux propulse Intervention et le colle à la voute de l’église où il a été enregistré, Ocean Of Noise, moite et poisseux, est une incitation au péché. Je ne suis pas loin de croire que ce nouvel album de Arcade Fire est l’exposition d’une révélation religieuse.
L’existence ou non d’un second album de Arcade Fire m’était tout à fait indifférente. Funeral était un album parfait, qu’attendre d’un groupe qui paraissait avoir tout donné, et qui avait comblé si facilement les désirs de tout fan de musique populaire alors qu’on ne lui avait rien demandé (le syndrome du premier album qui tue une carrière). Maintenant, Neon Bible est là, et démontre que les canadiens peuvent en réussir bien d’autres, et dans d’autres registres. La sortie du troisième ne me sera pas indifférente. (11/03/2007)
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Commençons par une hypothése , folle délurée , Neon Bible serait meilleur que Funeral. J'entends arriver des exclamation , des paroles bourrées de consternation également...Et pourtant. Si l'effet de surprise ne joue plus force est de constaté que l'album est plus audacieux et plus abouti encore. Les chansons mieux écrites et les arrangement plus réussi (notament l'utilisation insensé de l'orgue). Moins automatique certe à la premiére écoute. Les morceaux révéle cependant leur profondeur dés la deuxiéme , richesse surprise et variété sont les maitre mot d'un album qui je le crais ne sera jamais reconnu à sa juste valeur...Car oui peuple Tatapoumien je persiste et signe mais au final si cet album et moins clinquant que Funeral il n'en reste pas moins (et j'en suis convaicu) supérieur. Il serait dommage de passer à coté... (07/03/2007)
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MAIS COMMENT POUVEZ VOUS DIRE QU'ARCADE FIRE RENTRE DANS LA NORME?? (pardonnez ces majuscules)
Excusez, excusez mon enthousiasme mais....Ce groupe m'a déja tellement donné et surtout me donne encore tant...
Au fil des écoutes cet album est une merveille ni plusni moins et je rejoins Mathieu: Arcade Fire a réussi (quasiment, car bien sur il manque l'effet de surprise de Funeral) à sortir deux chefs d'oeuvres à la suite.
Une des premières choses qui frappe en effet, c'est l'impression d'un album plus travaillé: on sens bien que celui ci n'a pas été fait à l'arrache et qu'il a eu le temps de mûrir en studio.
Les points négatifs pour ma part sont dans certains arrangements, petits détails qui ne me plaisent pas forcement – question de sensibilité me direz vous- cette petite grosse caisse sur Neon bible, la rythmique un peu ennuyeuse de The Well And The Lighthouse (même si on finit par s'en accommoder au bout de plusieurs écoutes), un Antechrist Television blues peut être un petit peu long et/ou monotone lui aussi, encore que...
Seulement voila chacun de ces défauts est littéralement transpercé par l'efficacité des mélodies: on ferme les yeux tout de même sur Neon bible, on finit par se laisser entraîner par le rythme endiablé de The Well, et ce blues de l'antechrist televisuel nous Donne au final des envies de nous tortiller avec les déhanchements de Morrissey à la grande époque
Pour le reste, Black Mirror me semble très efficace, Keep the car Runing est une réussite fantastique, et cette nouvelle version de no cars go me donne les larmes aux yeux. Oh et mention spéciale a Windowsill aussi exemple typique de ce que peut faire le groupe d'une simple mélodie, d'un tout petit ensemble de notes "poussif" comme il est déja dit, très basique... Ou le miracle de l'orchestration d'un morceau qui sauve un morceau de la médiocrité pour lui faire atteindre une espèce de grâce inconcevable durant les 10 premières secondes de la chanson - à ces choeurs superbes à la fin" I don't wanna see you in my windowsill"...
Quand à My body is a cage, il est lui aussi digne de nous tirer des larmes et on n'ose l'imaginer en concert...
[C’est ici au passage que je remarque a quel point j'aime ce site: il permet de prendre un peu plus conscience des différences de perceptions qui nous caractérisent: Milan par exemple voit my body is a cage comme à la limite de l'insupportable et moi à la limite de l'insupportablement beau. Qui a raison? Personne au final, et je suis sur de trouver à l'inverse des morceaux qu'il aime au plus au point et qui me sembleraient insupportables; la corde sensible ne s'accorde que sur la gamme de nos souvenirs, des goûts qu'ont forgés nos vies, et on s'emporterait presque parfois d'entendre un son dissonant durant nos discours, alors qu'au fond tout cela n'est qu'aléas des choses.
Bien sur cependant il y a aussi la portée, l'intelligence de ce qu'on veut faire passer en jouant, les intentions en somme, mais peut on vraiment les reprocher a celui qui les interprètent tant qu'elles sont vraies? On peut en revanche fustiger le fait de mettre en valeur certaines formes pas toujours extraordinairement pleines d'intérêt (quel qu'il sois: spirituel humoristique, poétique...)de ces intentions, d'habituer le même public à - comme on aime si bien le dire parce que c'est quand même foutrement jouissif - la même "soupe"alors qu'il y a des artistes qui ne nous convainquent pas forcément mais qui expriment certaines valeurs, idées, mouvements des choses qu'on pourrait qualifier de plus réfléchit mais bon je m'égare la totalement. Pouet, donc]
Et pour en revenir a Neon Bible, pour ma part il confirme la suprématie d'Arcade Fire sur les autres groupes aujourd'hui en activité, pour l'instant du moins. La bande à Régine réussi la ou un groupe comme Muse pour ne pas le citer se vautrent lamentablement:
Atteindre une forme d'absolu(tion) sans jamais tomber dans le vulgaire, dans le putassier, dans la platitude la plus totale.
Peut être que c'est vous qui avez raison, que ma corde sensible est totalement désaccordée, et qu'Arcade Fire "rentre dans le rang" comme dis plus haut, et que je pardonne pas mal de choses inconsciemment à un groupe qui m'a donné et me donne encore tellement (la preuve je me répète) mais...
Au moins cette chronique aura le mérite de montrer qu'il existe des gens qui sont encore brulés, consumés de l'intèrieur par l'octet Canadien, même après ce Neon Bible que certains semblent simplement trouver juste bon.
Le cap du Deuxième album est très bien passé colonel Butler et Chassagne! Nous vous attendons désormais en tournée!
P.S:
Après les avoir vu à Rock en Seine, je confirme: Non seulement le groupe ne rentre pas dans le rang, mais il s'envole à des années lumière au dessus, au dessus du plancher des vaches, de tout ce qui existe, et même de ces vaisseaux spatiaux que Win pointe du doigt en chantant "We know a place no spaceships go"...
Voila ou ils sont, là-bas, ou aucune voiture ne passe jamais, et ou nous avons la chance d'être emmenés... (12/02/2007)
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Après mettre passé en boucle funeral qui est pour moi un très bon album (sans plus) je m'attaque alors à la bible de Neon. On peut dire qu' Arcade Fire revient en forme et nous font un album admirable cent fois mieux que Funeral (j'en fais trop ? ).
Toutes les chansons sont d'une beauté, d'une clarté superbes, et nous offre en 1 album 11 petites perles (oui j'en fais trop ! ), mais cette album est vraiment excellentissime, intemporel, Arcade atteint les sommets....
Chansons préférés : Keep The Car Runing, Black Waves/Bad Vibration, The Well And The Light House, (Antichrist Television Blues), No Cars Go, Ocean Of Noise ; en fait presque toutes . ;) (12/02/2007)
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Nous ne sommes qu'en janvier et nous tenons déjà le meilleur album de l'année, de quoi décourager d'entrée la concurrence. Si vous n'avez pas eu l'occasion d'écouter ce disque monumentale je viens vous mettre l'eau à la bouche, l'attente risque d'être insupportable. Pourtant ce début d'année 2007 m'a donné déjà pas mal de frissons, le dernier The Shins (magnifique) ou les nouveaux venus de Klaxons. Mais ce n'est rien à coté de "Neon bible" le nouveau chef d'oeuvre d'Arcade fire, cette formation surdouée de Montréal m’a mit bouche baie.
Il est 22h45 hier soir, je suis pressé de me coucher et d’éteindre la lumière afin de m'imprégner de ce nouvel album tant désirer. Des les premières notes "Black mirror" les poils se dressent sur mes avant bras et cela jusqu'au dernier morceaux "My body is a cage". Enorme de bout en bout, pas une faille, chansons splendides, envoûtantes. Je regarde mon réveil, il est 01H24, insomnie, j’ai besoin de l’écouter une dernière fois. Je suis accro.
Nous étions en 1997, ok computer harceler mon quotidien et me procura des émotions jusqu’alors insoupçonné. Exactement dix ans plus tard, nous voici en 2007 et je ressent exactement les même émotions, c'est évident le disque est énorme, puissant, un disque conçu par des passionnés, des gens hors norme au talent infini.
Arcade fire peut se venter d'avoir réaliser deux chef d'oeuvre à la suite, ce que seul Radiohead avait été capable de faire, dans l'ordre que l'on préférera, The Bens, Ok computer et Kid A, tout le monde y trouvera sa transition.
Je me souviens aussi, la chronique de Philtre, concernant leur disque précédent qui disait ceci : « Funeral est un trésor qu'il faut chérir car le prochain ne pourra pas être aussi bon, et le goût amer qu'il laissera fera qu'on trouvera Funeral encore plus beau. » Pas de chance, il ne fallait pas sous-estimer ces Canadiens. Mais dans le fond, qui n’aurait pas été d’accord avec lui, qui aurait cru qu’Arcade fire aurait pu faire aussi bien si ce n’est mieux.
"Neon bible" la huitième merveille du monde. (23/01/2007)
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comme pour Funeral, ce groupe est avant tout a découvrir sur scène. Les compos de Neon Bible qui peuvent sembler plus plate prennent alors toute leur essence et deviennent dantesques. Dommage que le groupe n'arrive pas du tout a retranscrire sur disque l'émotion luminescente de leur concert. Un folk marqué au fer rouge qui déboite tout en submergeant l'auditeur de frisson. Dingo :) (18/05/2007)
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Comme beaucoup j’ai attendu avec à la fois de l’impatience et de la crainte ce 2nd album. Aux premières écoutes je n’étais pas vraiment transporté par cette production, les morceaux me semblaient corrects mais sans panache. Me forçant un peu j’ai insisté, mais mon opinion n’évoluant pas, je finis par me résoudre à faire prendre de la poussière à cet album.
Un mois après, voila que je retente le coup. Cette fois ça passe mieux, bien que les frissons ne soient pas aussi fréquents que sur Funeral, on en retrouve l’atmosphère sur Keep the Car Running, The Well and the Lighthouse, Windowsill et Intervention. Mais ce ne sont pas sur ces morceaux que je rencontre mon bonheur, mais plutôt avec Ocean of Noise et My Body Is a Cage.
En revanche, quelques passages sont en retraits, Black Miror est poussif (mais il doit être terrible en live), Antichrist Television Blue est agaçant de même que la première partie de Black Wave / Bad Vibrations.
Quant à la présence de No car go elle me laisse un perplexe, à quoi bon réenregistrer ce titre ? Oui, le morceau est ici formidable, mais il était autant sur leur premier Ep.
ps : m'étonnerais pas que dans quelques mois je monte ma petite note, mais pour l'instant un 4/5 me semble suffisant.
ps : 25/09/07, en effet, voila que je monte un peu ma note.
(15/05/2007)
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"Depuis quelques jours, le soleil est constant et généreux...." dixit le Sieur Milan. Certes mais le soleil est trompeur, l'air est bien froid, le désespoir hivernal encore présent et le printemps une promesse bien légère. Alors Neon Bible me réchauffe. Voici pourquoi. Je commencerai par la fin car c'est comme cela que j'ai abordé ce disque en une sombre nuit.
J'aime "My Body Is a Cage" pour sa lente progression en trois phases, sa pertinente et rare utilisation de l'orgue que Meister Buxtehude n'aurait pas renié et pour sa majestueuse grandiloquence. "No Cars Go" pour son incroyable énergie, son air entraînant et ses fragiles voix féminines, ses violons et son accordéon. "Windowsill" pour sa pulsation régulière, ses minuscules contre-chants de violons, ses moments de détentes précédant ses moments de tensions. "(Antichrist Television Blues)" pour le repos rythmé qu'il procure avant de repartir à l'attaque. "The Well And The Lighthouse" pour sa ligne de basse, pour ses voix poussées, ses violons suiveurs, ses entrées successives conduisant la montée en puissance , pour sa rupture de mouvement chaperonnée de délirants glissandi. J'aime "Ocean of Noise" pour sa forme conventionnelle et pour sa fine alliance cuivres et voix sur la fin. "Neon Bible" pour sa charmante rabâcherie. "Black Waves/Bad Vibrations" pour sa fragile première partie rock-renaissance (et oui!) avec son amoncellement de quintes justes, sa grande rupture maîtrisée et sa formidable intensification. "Intervention" pour son orgue et son chant passionné. "Keep The car Running" pour son joyeux allant. "Black Mirror"pour son emphase.
J'aime cet album pour sa pléthore de couches sonores,elles me réchauffent en ce temps d'hiver. Ardent Neon Bible. Se consumera-t-il rapidement? (19/03/2007)
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Voilà un disque ( un groupe ) qui semble cristaliser toutes les passsions et aussi un peu les excès. A trop vouloir user d'adjectifs grandiloquents, on en oublie un peu le réel de leur musique, pour lui préfèrer un prosélitisme ulcèré.
Il s'agit pourtant bien d'un très bel album où les morceaux s'insèrent dans un son vintage et massifié. Mais plutôt que de lester leur musique ce fameux environnement en allège le propos. Et si Arcade Fire fréquente moins les étoiles, c'est pour se poser sur un sol plus proche et plus humain. Bonne nouvelle!
"My body is cage" est un sommet, un sommet vierge qu'Arcade Fire n'avait pas encore gravit. (21/02/2007)
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Le temps passe, je réécoute l'album, seul reste "black waves" qui ne m'emporte pas. Le reste est formidable, ne faisons pas la fine bouche. Très très bon album. (7/03/2007)
Je me souviens encore de cette fin d''année 2004, l'excitation, ces quelques morceaux lives glanées à droite à gauche qui me foutaient la chair de poule, le sublime « No cars to go ». « Funeral » déboula et s'imposa, une évidence. Avec le temps, bien sur, l'album a déserté la platine, le disque s'usait, des choses plus excitantes se passaient ailleurs. Deux ans ont passé et c'est assez dur de revenir vers Arcade Fire. On doute de retrouver l'excitation première, à vrai dire je n'y croit même pas une seconde. Je n'avais même pas envie de l'écouter. Parce que oui, en deux ans, il s'en passe des choses. Je continue mon petit travaille de fourmi, je découvre des nouveaux petits groupes excitants et des vieilleries (au passage je conseille vous d'aller jeter une oreille sur l'incroyable premier album de White Noise, vieillerie de 1968 qui mérite un petit coup d'oreille). Malgré tout, je le récupère tout de même histoire d'avoir un avis sur la question. La première écoute est décevante. Oui bien sur on retrouve Arcade Fire, la voix, les compositions, pas de quoi me faire chuter de mon tabouret. Bon stop, je n'ai pas pris le disque par le bon bout, je fais le vide, il faut oublier un peu le premier album. Et bien voilà, le miracle se produit. Cet album est très bon. « Intervention », « Black mirror », « Keep the car running », « the well and the lighthouse » et « No cars go » sont des morceaux puissants. Les morceaux plus doux « Neon bible », « Ocean of noise » et « my body is a cage » sont magnifiques. Seuls quelques morceaux me semblent beaucoup moins intéressants, l'ennuyeux et un peu poussif « windowsill », l'espèce de boogy pourri « buildingdowntown » et l'insupportable « «black waves » (quoique... ca s'arrange un peu à la fin du morceau). Finalement, pour moi, Neon Bible n'est sûrement pas un album extra-ordinaire. Toutefois, il contient énormément de très bons morceaux. Alors quoi ? Ca ne mérite pas une bonne note ? Assurément. (08/02/2007)
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Je me pose la même question qu’Ubu « Arcade Fire écrit-il réellement de bonnes chansons ? » et j’y apporte la même réponse : pas sur, ou alors pas toujours. Mais alors pourquoi j’aime ces chansons quelconques ? Sans doute parce qu’ils savent les servir, raffiner la présentation, soigner les arrangements. Mais avant tout Arcade Fire joue avec une sincérité qui emporte tout, apporte une fougue communicative. Et puis, vous en connaissez beaucoup des groupes de rock capable de sortir les grandes orgues sans tomber dans le pompiérisme ridicule ? (02/02/2008)
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Arcade Fire est sans doute le seul groupe progressif dans le bon sens du terme : un groupe qu'on aime un peu plus à chaque écoute. Et c'est pareil pour chaque chanson, tout se met en place progressivement jusqu'au mur sonore et ténébreux, un son primitif et ultime, qu'on ne parvient plus à décomposer. J'ai découvert Arcade Fire sur le tard (ce qui permet de s'envoyer les deux albums d'un coup, l'oreille vierge, tant pis pour les fans de la première heure !) et préféré d'emblée Funeral, mais je crois que Neon Bible s'installe progressivement parmi les must. Sans doute plus américain que le premier, plus abouti aussi. Qu'il va être dur, ce troisième album... (09/05/2007)
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Une simple question : est ce que Arcade fire écrit réellement de bonnes chansons? si je m'en tiens, je dirais, à une stricte lecture musicale, je n'en suis pas si sûr. Des bouts de mélodie, des instrumenations magnifiques ne font pas une chanson pleine et entière et d'ailleurs, cet album est pour moitié composé de chansons plutôt bancales selon moi.
Alors pourquoi mettre un 4 ?
Parce qu'il y a une évidence constatée par tout le monde, que l'on aime ou déteste Arcade fire : la fougue. Je pensais qu'il s'épuiserait après Funeral mais non, Neon bible est encore emporté par cet élan, cette grandiloquence si touchante, ce chant comme si chaque seconde ressemblait à la fin du monde (avec le paradoxe de cette Antichrist, qui s'étend presque jusqu'à l'infini, comme si à chaque seconde où Win Butler meurt, il renaît de ses cendres). La dernière fois que j'ai réellement entendu cette impression de fin du monde, cétait sur le Disintegration (la chanson) de Cure mais il fallait 10 mn à Robert Smith... Vraiment, c'en est stupéfiant de beauté. Alors il est vrai que je n'aime pas toutes les chansons de cet album (c'était déjà le cas sur Funeral) mais des titres comme "Black mirror", "Intervention", "No cars go" méritent le respect. (27/03/2007)
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Ça y est la machine de guerre est lancée (pour reprendre l'expression de Milan) et ça pilonne de tout les cotés, moi j'ai choisi mon camp, oui allez j'ose dire que je l'aime ce deuxième album. Je suis même agréablement surpris car j'avais très peur d'une déception. Alors certe, il est peut-être pas meilleur que Funeral, comparaison oblige, mais Arcade Fire reste le meilleur groupe de rock dans le paysage actuel, concerts à l'appuie. Le groupe n'a pas fini de faire parler de lui, avec à l'heure actuelle 53 chroniques pour Funeral dans Tatapoum, oui quand même !!! J'en espère autant pour Neon Bible car il le mérite, et même avec ce petit soupçon de grandiloquence, quand elle est maitrisé et assumé comme sur « the well and the lighthouse » ou « black waves » elle ne me pose pas problème et c'est ce qui fait tout son charme au disque. Et je suis même heureux de retrouver « no cars go » qui, c'est certain, est appellé à devenir leur titre emblématique. Je ne passerai pas les autres titres en revue car il n'y a absolument rien (ou si peu) à jeter ni à critiquer. Le choix d'acheter une petite église près de Montréal pour la réaménager en studio a été très judicieux, et cela va même jusqu'à rendre leur démarche artistique plus crédible, c'est la première fois que j'entend un orgue jouer de la pop comme-ça, sur « intervention » et « my body is a cage » c'est énorme et vraiment original.
D'ailleurs je pense qu'on devrait rapidement réhabiliter toute les églises en décrépitudes et y faire des concerts de rock, c'est sûr qu'il y aurait plus de monde à venir à la messe... et moi je veux bien me faire curé à l'occasion ... (12/02/2007)
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Une critique en trois temps trois mouvements :
1/ Neon Bible est un disque réussi et par les temps qui courent (Bloc party, CYHSY) ça n'est pas le moindre des mérites des canadiens davoir su relever avec talent le defi du second album.
2/ Funeral réussissait un petit miracle, faire cohabiter ensemble Pulp et God Speed You Black Emperor c'est à dire lyrisme et exaltation avec noirceur et pessimisme ce qui relevait de l'exploit.
Un disque sur le fil en quelque sorte, très chargé emotionellement dont on ne sortait pas indemne à l'écoute.
3/ Seulement trois ans après la sortie de Funeral, les canadiens remettent le couvert avec un bon disque efficace et fièvreux avec cependant quelques fautes de goût comme cette tendance trop affirmée pour la grandiloquence et les effets pompiers.
Malgré tout, il comporte quelques pépites qui valent largement le détour telles que Black Mirror, Black waves/bad vibrations, Ocean of noise ou Windowswill (pour ne citer que ceux-là).
On leur pardonnera un single Intervention un peu indigeste, un Keep the car running et le titre blues rock (Antichrist Television Blues) un peu faiblards pour se concentrer sur le reste du disque qui est largement au niveau (tres haut perché) de Funeral.
Mention bien donc pour ce Néon Bible
Vivement le troisième (12/02/2007)
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Des écoutes répétées - forcenées ? Rien n'y fait. Arcade Fire rentre quelque peu dans le rang. "Neon Bible" est simplement un (très ? Oui) bon disque. A moins que l'amour-passion ne s'en mêle ("Funeral" et quelques concerts sont passés par là). Un enthousiasme mesuré - l'ennui pointe même le bout de son vilain museau..."musique pour mémère à tisane et coussins roses" dira le provocateur... D'éphémères frissons. Une perception trop rarement modifiée. Et pourtant, le deuxième album des Canadiens est une petite machine de guerre. L'hybris amie est à nouveau de la partie. La production, énorme. C'est sans doute là que le bât blesse. L'ensemble, à la fois surchargé - parties de clavier pas toujours du meilleur aloi, notamment - et lénifiant - phénomène accentué par le maniérisme vocal de Win Butler sur certains titres (un "My body is a cage" parfois à la limite du supportable - mais beau aussi par instants, je te le concède Henode) -, manque par moments singulièrement de tranchant - de légers ronronnements ("Black mirror" tourne un peu en rond) et une vague impression de déjà-entendu ("Keep the car running" et "Windowsill" - pas désagréables au demeurant...la première surtout - ne brillent pas par leur originalité). Corps et coeur alors indifférents - tête froide, rythme cardiaque normal, poils au repos (j'ai même surpris certains d'entre eux en train de se recoiffer..."un peu de respect, bon sang...ou j'appelle le seigneur Wilkinson"). Aseptie coldplayenne. De magnifiques passages cependant - ceux évoqués avec justesse par Zit0un. Enfonçons donc le clou : la relecture de "No cars go" est fabuleuse - d'assez loin le plus beau morceau du disque (et c'est encore peu dire...oeuvre de précieux pompiers pyromanes...pour le coup, Arcade Fire, c'est la Vie...un rêve de chanson). Par ailleurs, le doute s'est estompé ; "Intervention" - fiévreux à souhait - est un excellent choix de single. Un petit faible également pour l'entraînant "The well and the lighthouse" - et sa dynamique proprement irrésistible (le tranchant enfin retrouvé). Un bon disque - voire plus...l'habitude aidant - un peu plombé par une mise en son "gloubiboulguesque". Un constat : Arcade Fire n'est pas (pour l'instant) le meilleur groupe de studio de la planète rock. Une certitude maintenant : ces chansons prendront une toute autre dimension en concert. Le désir - qui est grand - demeure. Une note de Normand finalement... (01/02/2007)
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L'exploit n'a pas pu être réédité. Après leur chef d'oeuvre Funeral, Arcade Fire courait le risque de décevoir et c'est le cas en effet. Emblématique, le fait que le meilleur titre de l'album soit une resucée de No Cars Go, sorti il y a quelques années sur leur premier EP. Pour le reste, ça reste un bon album, mais pas exceptionnel, et encore moins le meilleur de l'année... (18/09/2008)
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Ecouté 3 ou 4 fois à sa sortie, Neon Bible n'a plus occupé ma platine depuis lors,humm…..mauvais signe !et pourtant non. les chansons ne déméritent pas , l'orchestration est plus soignée, plus riche en harmonies et effets , win n'a jamais aussi bien chanté , certaines chansons sont excellentes comme le symphonique " black mirror " qui rappelle ELO ou les échevelés " keep the car running " ," no cars go" , oui mais alors ? voilà , il y a eu Funeral …….cette étoile noire qui nous a tous aspirés , secoués, ratatinés ….. vaccinés ? et qui n'en finit pas de nous émerveiller à chaque réécoute ….. sommes nous devenus trop exigents ? peut être, mais qu'importe si Neon bible n'est pas le Messie annoncé , trop lissé, trop travaillé , trop tout quoi…. il n'y aura pas de crucifixion de ma part, tout juste leur donnerai je une pénitence pour qu’ils retrouvent toute la rugosité, la rusticité des débuts …car ARCADE FIRE a du talent et moi , je ne peux m'empêcher de les aimer. (11/05/2007)
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J’ai toujours considéré The Arcade Fire comme un attrape couillon, un truc hype. Je n’ai pas changé d’avis là-dessus mais je reconnais que « Neon Bible » est réussi. Il va y avoir beaucoup de chroniques ici pour peser le pour et le contre mais les dés seront joués. J’ai pu lire que ceux qui n’ont pas aimé « Funeral » n’aimerons certainement pas plus ce nouvel album. Ben non, pas d’accord.
Déjà il y a cette production qui montre enfin la puissance dont est capable Arcade Fire et qui fait sonner le groupe comme il sonne en live (les parties voix ont été arrangées par le fils Arvö Part excusez du peu, le papa n’était pas libre ?). Contrairement à ce que beaucoup pensent, la production « pompière » n’enlève rien à la brutalité naturelle du jeu des musiciens. On y sent un groupe qui veut en découdre et en cela il n’est pas bridé par un son lo-fi hors sujet. Ensuite il y a Win Butler dont la voix ne m’agace plus et qui me fait irrémédiablement penser à Ian McCullogh. Pour être honnête il y a dans « Neon Bible » beaucoup de « Porcupine ». Un rythme du tonnerre, sorte de cavalcade en furie à l’énergie imparable dont les titres se contaminent les uns les autres. The Arcade Fire sort un disque dont on peut dire fièrement que c’est un sacré album de rock. Loin du larmoyant de « Funeral ». Pas de chanson à la con ici, pas de « Haiti » (ouf !). Vous l’aurez compris, j’aime énormément ce deuxième album d’Arcade Fire et je le trouve très largement meilleur que « Funeral ». Moins de ouin-ouin et plus de nerfs. (06/03/2007)
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Un dimanche, sur un vélo d'appart' dans un garage plein d'araignées, 18h et des poussières.
"Black mirror" débute et même si le morceau tend vers un sommet qu'il n'atteindra jamais completement, il s'agit surement de l'une des plus belles réussites de Neon Bible.
Gras, oui, sans doute. On pense à l'orgue gonflant qui empêche "Intervention" de décoller comme il le devrait, sur les traces de "Tunnels", là haut, très haut. On reste au plancher des vaches, s'attendant dès les premières secondes à voir Fantômas débarquer (celui des films de Hunnebelle). Ou encore à l'abominable "My body is a cage", qui rappelle Muse et qui ferait passer Billy Corgan pour un humble bonze tibétain.
C'est lorsque Neon Bible respire et regagne de la simplicité qu'il touche vraiment: le morceau titre, "Ocean of noise" ou le mystérieux "Black wave/bad vibration" le confirment. Win Butler s'impose, on le sent partout sur ce disque et on regrette que Régine soit condamnée à s'époumonner en arrière plan, comme une vulgaire victime de Godzilla.
Neon Bible ne pêche pas par ses excès mais par son coté moyen. Presque transparent sur une grande majorité du disque ("No cars go", "Windowsills", "Keep the car running"...) ou mal exploité comme le malheureusement interminable "Antichrist blues"...
A l'image de "Black mirror", presque tous les morceaux n'atteignent jamais vraiment les promesses faites et restent moyens.
Toutefois, un moyen Arcade Fire vaut toujours plus que l'apogée de tous les Clap your hands fais ouais (par exemple/entre autres) du monde.
Il était dur de donner une suite à Funeral et l'option "ni... ni..." choisie ici déçoit un peu, mais bon, ce n'est qu'un disque... C'est pas grave, à la prochaine. (11/02/2007)
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Ça y est, Neon Bible s'est répandu sur la Toile... Les commentaires fleurissent et l'excitation monte ! C'est avec une curiosité bien compréhensible que je reçois sur mes tympans les premières vibrations de la Bible de Néon.
Cet album est bon, pour sûr. Le groupe a évolué depuis Funeral, cela s'entend dès les premières notes... Le morceau d'ouverture, Black Mirror, sonne plutôt bien, au départ, mais à la moitié de la chanson je commence à me dire que l'effet de surprise du premier album s'est dissipé, que la voix du chanteur m'importune depuis que je l'ai vu chanter de la variété en compagnie de Bowie... Et idem, le schéma se répète : je suis séduit par le minimalisme de la chanson titre, par les accords d'orgue à tuyau d'Intervention, par le français impeccable des paroles sur Black Waves, par le départ bowiesque de l'Antechrist Blues ou par la courte intro symphonique de No Cars Go... Pourtant, une fois passées les 20 premières secondes de chaque morceau, l'ennui se fait ressentir invariablement.
Alors oui, les Arcade Fire se font sans doute plaisir, mais je trouve que l'album dans son ensemble manque d'efficacité, et je retourne illico à l'excellentissime Friend Opportunity que Deerhoof à conçu sans fioritures, sans la surpondération de cette obèse Neon Bible. (01/02/2007)
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J'ai attrapé le disque négligemment, parce que je n'en attendais rien de particulier. Puis, en rentrant chez moi, en feuilletant le livret, en me souvenant d'une belle photo en noir et blanc où posent Win et Régine, sur la une d'un magazine, je me suis dis que si j'étais plus jeune, j'aurais étais aux anges pendant au moins une soirée. Je me souviens du plaisir calfeutré, égoïste, unique, délicieusement puéril qu'on éprouve, lorsqu'après une longue attente, on arrache enfin la pellicule de plastique qui recouvre le boitier du disque d'un groupe qu'on aime et qu'on chérit. Et la qualité de son nouvel essai ne fait pas de doutes pour nous, indécrottables, indulgents, de mauvaise foi: il s'agit de continuer à aimer. On peut même, dans certains cas, se montrer un peu déçu et puis le dire sans fard, mais on ne laisse pas d'être ravi sentimentalement. Parce que fan on est , fans on reste. Parce que le deuxième album, s'il est moins bon, renforce le culte du premier. Parce que enfin, c'est eux, tout simplement. Tout est dit.
Non, cette fois ce n'est pas le cas. Quelques années de moins et le plaisir d'un deuxième album raté m'aurait enivré, doucettement, comme le parfum des bougies censées rappeler les senteurs familières de l'enfance. Mais je ne suis pas fan. Je ne collectionne pas soigneusement les arcade fire. Leur premier ep était relativement mauvais; l'un des seuls bons titres à en tirer se retrouve dans une version customizée sur neon bible. Pourquoi cette redite? Parce qu'il fallait trouver un sommet à ce nouveau disque et qu'il n'en avait pas? En vérité il y en avait déjà deux: Antichrist Television Blues, le seul titre rock de l'album, et My Body Is A Cage, inspiré de la soul sans pour autant en atteindre la maturité vocale. Voilà au moins un morceau propre à purger les passions. Le reste...
Le rested déçoit au premier abord, ne retient pas l'attention, ou pire: il horripile. Black waves m'a fait arrêté le disque à la première écoute. Pourtant quelques morceaux font qu'on y retourne: keep the car running, ocean of noise...petit à petit on ingère et digère l'album tout entier. Mais cette insistance à aimer empoisonne: Neon Bible est médiocre, presque vulgaire. (06/03/2007)
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Un manque d'inspiration certain sur ce deuxième album un peu mal dans ses baskets... Une production si ample, noyée sous des tonnes de nappes electro, qu'on y perd toute la rage poignante qui faisait l'attribut de son prédécesseur. Et ce ne sont pas les choeurs de sirène aux allures de samples de RJD2 et le flow interminable de Will sur Antichrist television qui fait de cet album autre chose qu'une grosse machine baroque en pilotage automatique. (26/02/2007)
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Une production nickel chrome qui gache tout. Tout est maitrisé et ca se sent trop. C'est boursoufflé de partout. Il suffit d'écouter la version de "no cars go" et de la comparer a celle présente sur le premier EP du groupe, pour comprendre l'étendu du désastre... (25/06/2007)
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plaisir de la controverse et du débat ?
peut être un peu, mais ce disque n'a tout simplement pas réussi le coup de bluff du précédent. J'ai peur d'être définitif, mais à mon avis nos empoignades sont un peu vaines et le temps jugera ! Qui se souviendra de cet album dans 3 ans ? (12/03/2007)
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En voilà une triste surprise. Arcade Fire et Bloc Party = même combat. Ces deux groupes ne réussissent pas pour ma part le cap du deuxième album. Je pensais que ces deux groupes pouvaient sortir des tubes à la chaine, à l'image des morceaux "Cold Wind" pour Arcade Fire, et "2 more years" pour Bloc Party.. et pourtant... et pourtant !
On décèle quelques bons morceaux (intervention/black mirror/bad vibrations), et .... c'est malheuresement tout. Un gros gros gros manque d'inspiration pour notre groupe superstar à mon avis, pour preuve : cette version (qui a dit nouvelle ??!? l'interprétation est là même que sur le premier ep) de "No cars go".
Et pour le troisième album ? On remet laïka power out et tunnels en version alternatives ? (12/02/2007)
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