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Matter of scale [a]


   format    lp
   date de parution    lundi 11 décembre 2006
   label    Autoproduit
   auteurs    Orouni
   ajouté par    Tigermilk96 le 09/12/2006
   appréciation    (3.5 avec 2 votants).



Les chroniques déjà émises

 raphneck

Cet album, reçu dans la boîte au lettre, est une agréable surprise. De quoi nous faire aimer la poste mais aussi l’auteur de A Matter Of Scale, ce mystérieux Orouni, totalement étranger à mes neurones auparavant et dont le livret de l’album n’apporte aucun renseignement. Non, quand on ouvre ce livret on découvre un poster dévoilant une île déserte en forme de visage (ou l’inverse), des bateaux de pirates, une abeille, etc. composés d’un seul motif : une guitare. Cette belle composition (la première de l’album) est signée Damien Antoni.

Pour la suite c’est encore la guitare que l’on retrouve pour ces morceaux entre pop romantique et folk composés sur l’île déserte de la pochette ou dans un petit appartement parisien. A part cette origine parisienne supposée je ne sais rien sur Orouni donc allons à l’essentiel, les 13 états imaginaires unifiés sur ce disque. La politique y est très paisible et convient tout à fait aux calmes soirées ou aux dimanches matin. Mais si les titres sont assez mélancoliques la gaîté et l’ensoleillement traverse assez facilement la brume. Kiss The Flower par exemple, en ouverture, outre son titre résolument hippie, par quelques claquements de mains et une cloche rend cette folk-song légèrement free et assez joyeuse. Si sur ce titre on entend aussi de l’orgue, du piano et de la basse, la plupart des titres sont minimalistes et favorisent la guitare acoustique et la voix. Une voix que l’on sent proche du micro et donc de nos oreilles, qui n’est pas sans défauts : un accent français parfois gênant tout comme des moments sonnant pas très justes mais bon on peut se foutre un peu de ces imperfections et trouver ça plutôt charmant.

Questions influences on pourrait citer toute la pop mélancolique et mélodique entendue depuis le milieu des années 80 et notamment Belle & Sebastian comme sur In The Old Days Of our new life ou The Perfume Gardener qui est remplit d’arpèges de piano. Mais on pourrait y trouver aussi un peu de Syd Barrett ou de Simon & Garfunkel.

Qu’il soit dans la simplicité pop (I wanna have money) ou dans un peu plus de liberté instrumentale (Snowfall with a stock), les mélodies ont un goût de reviens-y et le grain de la voix est d’une agréable tristesse. Il y’a un bien quelques moments un poil ennuyeux qui pourrait être évité par un pointe de rythmique mais cet album, le premier je crois, est à découvrir. (08/11/2007)

 wilcow

Une carte au trésor , une guitare en bois décorée, un piano …..mais surtout une voix , grave et chaude en même temps, un chant en anglais, profond qui rappelle l’américain M.Ward mais avec un petit accent français pas désagréable.
« a matter of scale » est le premier album d’ Orouni, jeune homme dont on ne sait pas grand chose : il aurait 24 ans et aurait vécu plus d’un an au Danemark, soit. Son nom de scène , en référence au roman culte » on the road » de Kerouac ( à vérifier parce que j’ai pompé ça quelque part sans poser la question à l’interessé ) colle parfaitement à sa musique aux contours folk/ lo-fi , un brin encanaillée ( les titres/paroles des chansons parlent d’elles-mêmes ) peut être un peu répétitive surtout au milieu de l’album, seul reproche que je pourrai faire à ce premier opus et qui ne permet pas de le démarquer totalement d’une certaine scène folk française anglophone trop confidentielle hélàs. En fait j’aime Orouni quand il prend un ton plus sérieux comme sur les tres granddadyens « Inside The Museum »1 et 2 ou le tendrissime Switzerland Warning.Affaire à suivre ........ (08/08/2007)



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