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Sound of silver


   format    lp
   date de parution    lundi 19 mars 2007
   label    Dfa
   auteurs    Lcd Soundsystem
   ajouté par    jilo le 18/11/2006
   appréciation    (4.05 avec 10 votants).



Les chroniques déjà émises

 White light

Les tatapoumiens sont quand même bien dur avec le premier album de LCD, qui était surtout trop attendu et vanté par les inrocks & co. Par contre pour le second, une fois la hype retombée, l’évidence s’impose à tous : James Murphy transpire le génie.
Sound of silver dépasse largement le clivage rock-électro en conviant toutes les idoles de jeunesse de Mr Murphy sur 9 titres, sans aucun temps mort. L’ouverture Get innocous ! est tellement référencée Kraftwerk que j’ai cru me tromper d’album… Ce qui n’en fait pas moins un morceau excellent. D’ailleurs, dés les premières secondes il était clair que Sound of silver allait devenir ce que j’ai étendu de mieux cette année, et pourtant il y a de la compétition.
Cette première impression a fait plus que se renforcer à l’écoute de All my friends, le véritable chef d’œuvre de l’album, le tube sans âge, la face B de Blue Monday, avec des paroles fabuleuses sur la fuite du temps. C’est d’ailleurs incroyable que tant d’émotions puissent passer avec une voix pareille… En roue libre James Murphy finit par ce rêver crooner sur New York I love you, et le morceau, qui aurait facilement pu tomber dans le ridicule, laisse béat d’admiration devant une telle prise de risque.
Sound of silver est donc un sans faute et confirme toutes les attentes nées d’un premier album jouissif quoique trop inégal. Le premier choc de 2007. (25/06/2007)

 djeepthejedi

Il y a parfois des albums que j'adore détester, par pure mauvaise foi ou simple jalousie, ce fût le cas de Lcd soundsystem en 2005 qui m'avait énormément déçu et beaucoup agaçé. Une grosse « hype » qui au final nous aura pas laissé grand chose mis-à-part des singles inoubliables.
Je n'attendais donc pas grand-chose de « Sound of silver », hormis la fervente intention de le démollir à la première occasion. Et James Murphy n'arrange pas son cas dès le premier morceau « Get innocuous », il tend le bâton pour se faire battre où quoi ? Il nous refait le coup de la rythmique de « Losing my edge », trop facile! Mais La piqûre de rappel est de courte durée et le morceau prend ensuite un envol à la Talking heads plus intéressant, je suis bluffé, bien joué! Vient ensuite « Time to get away » dans le plus pur style punk-funk de Lcd soundsytem, pas trop mal. Dès les premieres note de « North american scum » je vois rouge, mes oreilles siffles, je reconnais trop l'intro de « Autobahn ». Mais contre toute attente, c'est à partir de ce titre que j'ai décidé que James Murphy deviendrai mon ami. « Someone great » me le prouve finalement par la suite, James est un type bien, et comme moi, il a beaucoup écouté de punk, de no-wave et de musiques électroniques obscures période fin 70' début 80'. « All my friends » est un bel exemple d'hommage à New order et Cure. Cet album est aussi une déclaration d'amour à la musique issue de New-York (cf. la surprenante ballade « N-Y i love you... »), la ville qui a créé le son post-punk, et voilà de quoi James Murphy s'est nourrit (voir même gavé) durant son adolescence, il s'en inspire et il le restitue avec respect (cf.« us and them et « sound of silver » deux titres assez long mais jamais ennuyant).
« Sound of silver » est l'album de Lcd soundsystem que j'attendais depuis 2001, avec des lignes de basse impeccables, une rythmique parfaite, des beats bien placés et une bonne dose d'humour dans le chant unique et inimitable de James Murphy (cf.« watch the tapes »). Je vais devoir peut-être réviser mon jugement du premier album qui n'était sans-doute pas si mauvais, en tous les cas celui-ci est suffisament bien calibré pour garder une longueur d'avance sur tout les prétendants au titre du meilleur coming-back en 2007. (10/01/2007)

 jilo

L’électro est tout de même une musique bien intello et savante. Elle est censée exciter les jambes et remplir les dancefloors, mais les neurones aussi y sont bien souvent mis à l’épreuve. Sound Of Silver en est un bel exemple, car sous son apparence éminemment hédoniste se cache une riche entreprise d’éducation musicale. Déjà, bien sûr, le précédent album croulait sous les références, mais il ressemblait à un catalogue peu personnalisé. Ici, comme dans un album de Hot Chip, le plaisir n’est jamais gâché par un mauvais renvoi mal digéré, ou un retour fétide de l’histoire. Sound Of Silver démarre fort avec Get Innocuous, entre Kraftwerk et David Bowie, comme pour annoncer d’entrée de jeu le niveau sous lequel Murphy n’a pas l’intention de retomber. La suite est un tel alignement de grands morceaux que c’en est indécent. Time To Get Away présente une vision moins noire et plus ludique de l’électro, North American Scum est une grosse machine (politique) à tuer les danseurs, Us v Them les achève, Watch The Tapes secoue le drap poussiéreux d’un vieux fantôme, Roxy Music, Sound Of Silver celui de Human League, etc. Toujours instruit mais jamais arrogant, c’est l’album pédagogique par excellence de l’électropop européenne, Murphy ayant à priori décidé d’abandonner sa nationalité américaine pour épouser celle de la multi-culturelle vieille Europe. Sound Of Silver est au final une parfaite réussite dont on ne sait pas vraiment s’il s’agit de rock ou d’électro, entre The Longcut et Depeche Mode, un grand écart jamais vulgaire. (20/05/2007)

 matthieu

New York à la forme, New York sera sur toutes les lèvres dans les prochaines semaines, Clap Your Hands Say Yeah, Albert hammond, !!!, The rapture, The strokes, TV on the Radio, Interpol . New york, un des principal poumon de la scène rock internationale.
New York la ville lumière qui ne dort jamais, fournisseur de groupes speedés et talentueux où les membres aux coupes afro, bouclettes ou mèches plaquées secoue la tête sur scène pour le plaisir de millier de fans déchaînés....comme moi.
Oui j'adore cette ville, même si je n'y suis jamais allé, j'aimerai y flâner dans central park, Chinatown, visiter ses musées, contempler son architecture, ses buildings. J'adore lou Reed, le velvet, les sonic youth, Patti smith, The Modern Lovers.... Le son si particulier aiguisé de ses fomations branchés tels que LCD Soundsystem, groupe parmis tant d'autres qui m'épate une nouvelle fois.
Sur "Sound of silver", la bande de James Murphy à voulu faire autre chose, jonglant avec les styles, passant de la new wave "get innocuous" au punk "watch the tapes" au rock "all my friend" à l'électro "someone great" et pour finir une très belle déclaration d'amour "new york I love you..."
Mélange subtile et harmonieux, le fiévreux "Sound of silver" n'a qu'un seul but, nous faire danser, danser jusqu'au bout de la nuit. (20/01/2007)

 milan

Il est des tendances lourdes. "Sound Of Silver" restera, pour toujours, un des meilleurs disques de l'énième année du Cochon. Le meilleur, pour beaucoup - Désir mimétique de "mutins de Panurge"? Et un excellent psychotrope - le mélancolique entame un improbable pas de danse sous le regard moqueur de soi-disant vainqueurs. Difficile en effet de résister au formidable tryptique "North American Scum" - "Someone Great" - "All My Friends" ("The Joshua Tree" à la sauce Murphy). Il devrait surtout être question ici de dosage ingénieux et d'hyper-efficacité. De la bonne came, ni plus ni moins. Pour le reste... Ça parle plus au cerveau qu'au coeur. Et ça ne dit pas grand chose. La ballade "New York I Love You" - tout juste passable - qui clôt le disque laissera un léger goût amer. Une manière d'oasis, une rareté de fait surévaluée. On a dû trop se divertir en 2007... (22/12/2007)

 odieu

Comme probablement beaucoup de gens, je n'attendais pas grand chose du nouvel album de LCD soundsystem, la faute à un premier album en demi-teinte. Il faut dire que le père Murphy nous avait mis en érection avec des morceaux ravageurs (punaise j'ai souvenir d'avoir mouiller le maillot sur loosing my edge un bon paquet de fois). Et puis voilà, le petit bonhomme nous avait servi un album bourré de références qui manquait singulièrement de singularité. Il manquait ce petit gros quelque chose pour faire monter la mayonnaise. Et bien c'est fait, Murphy a enfin trouvé la recette. Cette fois-ci, il emballe le tout en neuf morceaux, c'est efficace, tout sympathique, simple sans être bête, classique tout en étant original. Oui ce nouvel album m'a tapé dans l'oeil. Bravo monsieur Murphy. (28/03/2007)

 manderley

Voilà un album qui figure dans mon top 2007. Dans mon top 2007 des grandes déceptions j'entends. Le premier album de James Murphy m'avait assez enthousiasmé et j'attendais avec (trop?) d'impatience ce nouvel opus. Tout avait bien commencé, les premières écoutes étaient relativement bonnes, mes attentes déjà réajustées (vers le bas), je traine mes pattes au concert, plutôt sympathique d'ailleurs avec un James Murphy défoncé, désarticulé qui tente courageusement de nous chanter sa ballade « New York I Love You »-peine perdue après avoir crié pendant une heure- pour clore ce concert. Un concert qui à l'image de mes écoutes, ne me laisse pas totalement insatisfaite mais assez indifférente. Des morceaux efficaces, des montées en puissance efficaces, des rythmes efficaces. Des références efficaces. Un bon album d'électro-rock. Pas de quoi crier au génie.

Et c'est alors que vint la colère.

« Sound of silver » est encensé de partout, participant en bonne place aux tops de l'année 2007, côtoyant avec légèreté des mots étranges qui me laissent vraiment perplexe.
Pour illustrer ma pensée je vais blasphémer Cocteau « une place à la musique électro, la musique électro à sa place. »

Il est amusant de noter d'ailleurs les contradictions ambiantes, James Murphy ferait du neuf avec du vieux. En gros c'est l'idée générale. Ce qui me glisse-t-on dans l'oreillette ferait que James Murphy est un génie et qu'il écrit une musique profonde et novatrice. Sisi. Il prend des risques l'animal ouais il essaye même de chanter à la fin! Une vraie chanson. Ouais. Moi aussi j'en reste ébaubie. Transie net d'admiration.

(Je trouve d'ailleurs assez logique que Nike et Apple ait choisi James Murphy pour leur projet de l'ipod relié aux chaussures. 45 mn de « beat » à la LCD pour nous faire courir sans se poser de question. Une musique complètement reliée au corps paradoxalement faite également pour l'oublier et le transcender.)

C'est donc là que je me pose la question, comment en est-on arrivé à décrire cette musique de musique de l'âme? Cette âme dont nous parlons serait en bien mauvaise posture alors, froide, régulière, puissante et malheureusement très basique. Ou alors nous avons eu une bien mauvaise année musicale, placée sous le signe de la disette créatrice. Ce que je ne crois pas.

Mais je voudrais m'excuser auprès de ceux qui penseraient que je méprise cet album et le fait de l'apprécier. Tel n'est pas mon propos. J'aimerais nuancer les mots « simple » et « basique ». La simplicité est généralement difficile à obtenir, un résultat épuré nécessitant beaucoup de doigté et de sensibilité. Je pense qu'ici nous avons affaire une musique assez basique et qu'il me parait vain de le nier. Pourquoi le nier? Nous avons également besoin parfois de basique, de ressentir un écho au rythme de notre coeur, un écho curieux qui le fait accélérer et le manipule de notre plein gré. Djeepthejedi en fait une description très juste « des lignes de basse impeccables, une rythmique parfaite, des beats bien placés et une bonne dose d'humour dans le chant unique et inimitable de James Murphy »
Voilà. Le disque de LCD Soundsystem est décrit dans cette simple phrase. (18/05/2008)

 Zulyen

Avec Sound of Silver, James Murphy prouve qu'il n'est pas qu'un façonneur de tube dancefloor mais aussi un songwriter de talent. All My Friend ou même New York I Love You n'en sont que d'indiscutables preuves faisant de cet album une belle réussite. (même si pour moi ça ne sera pas l'album de l'année :) ) (01/01/2008)

 youl

On en dit grand bien et je n'ajouterais pas grand chose de plus. Le meilleur de James Murphy est là. C'est beau, excitant, profond, moderne, novateur, frimeur, conceptuel, vampiriste, dansant, expérimental etc.... On entend bien sûr beaucoup de trucs : Roxy Music, Talkings Heads avec Brian Eno (ou le contraire), Bowie, ESG, Liquid Liquid, Kraftwerk et pourtant cela reste quelque chose de fondamentalement personnel et de nouveau. Grand disque triste qui fait danser. (14/04/2007)

 alphonse

Hélas, oui, Manderley. Et je fais partie de ceux qui lui ont trouvé une âme. Il y a simplement transfert. La musique est suffisamment vitale (au sens d'énergique) pour qu'il opère. Mais le fait qu'il ait lieu n'est pas anodin; c'est avec ce genre de disques qu'on exprime parfois le mieux l'inavouable. Le fantasme, l'exaltation adolescente y trouvent leur exutoire. Passagèrement. Le temps que durent nos états d'âme en fait.
(26/03/2007)



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